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Visite de la centrale nucléaire de Cattenom

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Nous avons visité la centrale nucléaire de Cattenom. Un monstre étalé sur 415 hectares qui produit près de 8% de l'électricité en France. Un monstre qui fait peur à ses voisins luxembourgeois et allemands. Fascinant et effrayant à la fois.

Nous pénétrons dans un autre monde, où les badges électroniques traduisent notre présence à chaque mètre, où nos papiers d'identité ont été vérifiés longtemps à l'avance. Sûreté nationale oblige.

Visite guidée…
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La centrale nucléaire de Cattenom est le deuxième site en France en puissance installée: 4 réacteurs à eau pressurisée de 1.300 mégawatts chacun. Environ 1.300 personnes y travaillent en permanence.

Elle produit plus de 35 milliards de kilowattheures par an, soit environ 8% de la production d'électricité en France. Le premier réacteur a été raccordé au réseau électrique en 1986, le second en 1987, le troisième en 1990 et le quatrième en 1991. 

Première étape de la visite: le bâtiment réacteur…

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Nous descendons à 23 mètres de profondeur, là où se trouvent les éléments les plus sensibles: le «carburant», les assemblages à base d'uranium. De nouveaux assemblages de combustible viennent d'être livrés. Ils seront ajoutés au cœur du réacteur, dans la pièce voisine.

Les assemblages ne seront radioactifs qu'après avoir séjourné dans le réacteur. Ils y restent trois à quatre ans.

Plus d'infos: http://www.areva.com/FR/activites-807/la-fabrication-des-assemblages-de-combustible.html
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C'est ainsi qu'on l'appelle ce bassin où est stocké le combustible usé, donc radioactif. Il y restera environ 18 mois afin de refroidir. A cette fin, l'eau de la piscine doit être maintenue à une température d'environ 25°C.

Plus besoin de protection type combinaison de cosmonaute pour être si proche de ces éléments hautement radioactifs. 
8 mètres d'eau constituent un blindage qui protège des rayonnements radioactifs.




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Un assemblage est constitué de «crayons» maintenus dans un squelette métallique.

Les crayons contiennent de l'oxyde d'uranium sous forme de petites pastilles empilées dans des tubes, les fameux crayons. 

Une pastille pèse une dizaine de grammes «et peut libérer autant d'énergie qu'une tonne de charbon» (source: Areva).

Les assemblages sont placés ensuite dans la cuve du réacteur (on renouvelle un tiers du combustible tous les 12 à 24 mois). La fission des atomes d'uranium permet de chauffer l'eau jusqu'à 320°C.

Vidéo (EDF):  https://youtu.be/WfDxewxlBxg
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Pour sortir de la partie nucléaire de l'installation, il nous faut passer par un détecteur de radioactivité. Chacun de nous était équipé d'un détecteur individuel lors de la visite.

Cette cabine de détection peut mettre en évidence une contamination par des poussières. L'objet ou le vêtement contaminé est donc radioactif, et ajouté aux déchets qui subiront le retraitement adéquat.
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Ce schéma fourni par EDF montre le fonctionnement d'une centrale nucléaire à eau pressurisée, comme Cattenom.
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Retour à la surface pour rejoindre la salle des machines.

Une centrale nucléaire à eau pressurisée comprend trois circuits: primaire, secondaire et circuit de refroidissement. 
Pour comprendre le fonctionnement, voir cette page EDF agrémentée de deux vidéos simples:
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/produire-de-l-ele...

La vapeur produite sous pression par le réacteur fait tourner une énorme turbine qui entraîne à son tour un alternateur.

Celui-ci produit un courant alternatif de 20.000 volts qui est envoyé sur le réseau via un transformateur avec une tension de 400.000 volts.

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Voici le circuit de refroidissement de la centrale.
De l'eau froide pompée dans la Moselle est injectée dans ce circuit pour refroidir l'eau issue de la vapeur en provenance de la turbine. L'eau est indispensable au fonctionnement et à la sécurité des installations. 
Les deux circuits sont isolés l'un de l'autre.

Pour approfondir sur l'utilisation de l'eau dans une centrale (document EDF): https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/nucleaire/Notes%20d%...
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L'eau du circuit de refroidissement est à son tour refroidie dans ces grandes cheminées que l'on appelle des aéroréfrigérants. 
Elle s'échappe sous forme de vapeur. Les 4 aéroréfrigérants rejettent environ 3 mètres cubes d'eau par seconde. 
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Ici, le calme est de mise. Les ingénieurs et techniciens surveillent les installations de la tranche 1.

La salle de commande est séparée en deux: l'une veille sur le réacteur, l'autre sur le circuit secondaire (électricité, turbine, évacuation de l'énergie sur le réseau).

«En cas d'incident ou d'accident, un superviseur veille à la coopération de chacun: ils doivent confronter leurs analyses et ne pas parvenir aux mêmes conclusions», explique Thierry Rosso, le directeur de la centrale.

Une salle identique sert de simulateur d'incident. Ceux qui travaillent en salles de commande y passent 20 jours par an en formation. Ils sont soumis à une habilitation tous les deux ans.
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Plein écran
Les centrales nucléaires françaises sont gérées par EDF. Une opération dite Grand Carénage a été lancée il y a trois ans afin d'une part de prolonger la durée de fonctionnement des centrales, mais aussi d'améliorer certains aspects suite à la catastrophe de Fukushima (vidéo explicative sur ce qui s'est passé ce 11 mars 2011). 

Après une trentaine d'années de fonctionnement, l'exploitation de la centrale de Cattenom sera finalement prolongée d'une quarantaine d'années, a annoncé le gouvernement français en 2016. Les installations subissent par conséquent une modernisation. Ces investissements s'étendent de 2016 à 2023 et représentent, selon EDF, près de 50 milliards d'euros pour les 58 réacteurs de France.

L'ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire y veille. C'est un organisme indépendant de l'Etat et d'EDF qui effectue des visites régulières, programmées ou à l'improviste, dans les centrales nucléaires notamment.

La centrale nucléaire de Cattenom est soumise à une visite décennale. La troisième depuis sa mise en service est en cours. Elle s'étend sur plusieurs années (2016 à 2022). Les 4 unités de production sont arrêtées l'une après l'autre afin d'y effectuer des travaux de maintenance et de modernisation. 

Pour en savoir plus: 
Sur le Grand Carénage: http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/le_grand_carenage_du_parc_nucleaire_d27ed...

Sur les travaux de la visite décennale: https://www.edf.fr/groupe-edf/producteur-industriel/carte-des-implantations/centrale-nucleaire-de-ca...








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Lorsque Cattenom est à son rythme de croisière, elle produit environ 5.200 mégawatts. Il faudrait 26.000 éoliennes pour produire autant.
«C'est une erreur d'opposer les énergies; elles sont complémentaires», estime Thierry Rosso, directeur de la centrale de Cattenom.
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«Je ne ferai aucun commentaire suite à la déclaration de Nicolas Hulot», a-t-il asséné dès le début de la visite. A chacun son boulot, «c'est une décision politique dans laquelle je n'interviens pas.»
Ingénieur de l'INSA de Strasbourg (Institut national des sciences appliquées), Thierry Rosso dirige le centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) de Cattenom depuis 2016. Il dirigeait auparavant celui de Fessenheim.
Salarié d'EDF depuis 1993, il en est un fervent défenseur: «EDF est vu à tort comme un monstre nucléaire».

L'ancien rugbyman de 48 ans originaire du Gers a un caractère bien trempé et des réponses du tac au tac:
«Un avis sur le lobby nucléaire?
- On pourrait plutôt parler des lobbies antinucléaires!»


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